La classe inversée, un modèle à suivre pour l’école numérique ? Pas certain…

Typo au plomb

Les microcosmes éducatifs ne bruissent que de ça… Après les MOOC et les tablettes, la classe inversée est, semble-t-il, au cœur de la réflexion de tous ceux qui veulent bien se préoccuper de faire avancer la pédagogie et de la mettre en adéquation avec son temps. Écrivez un article avec, dans le titre, l’expression « classe inversée » ou, mieux, « flipped classroom » qui fait tout de suite plus branché et vous verrez votre notoriété en ligne atteindre des sommets. Pour tout vous dire en secret, ce billet n’a d’autre but que celui-là…

L’état de l’art

Faisons le point. Sans retourner trop en arrière, se tient, à l’initiative de l’ancienne directrice de la DNE, Catherine Becchetti-Bizot, en marge des dernières « Boussoles du numérique » à Bordeaux-Cenon, les 14 et 15 octobre derniers, un séminaire exceptionnel du Plan national de formation intitulé « Le numérique : nouvelles manières d’apprendre, nouvelles manières d’enseigner ». Au programme, du beau monde : Philippe Meirieu, André Tricot, d’autres encore… notamment de nombreux enseignants venus dire leur expérience de la classe inversée.

Sitôt « débarquée » de la DNE, l’été dernier, Catherine Becchetti-Bizot s’est vue confier une mission d’étude « des pratiques mobilisant des pédagogies actives liées à l’utilisation des outils et ressources numériques » à laquelle elle travaille d’arrache-pied, parcourant la France pour y rencontrer les collègues qui pratiquent la classe inversée.

CLISE 2016Un site est dédié au sujet à l’initiative de l’association « Inversons la classe » qui détaille les événements passés et à venir, la semaine de la classe inversée (CLISE 2016) qui a eu lieu du 25 au 29 janvier dernier et s’est tenue sous le haut patronage de la ministre, puis, en juillet prochain, le congrès de la classe inversée (CLIC 2016) qui suivra celui déjà organisé en 2015. Un séminaire était organisé dans l’académie de Créteil, à Champigny-sur-Marne, en présence de Catherine Becchetti-Bizot et de Marcel Lebrun.

Tout récemment, l’événement Eidos64 à Bayonne, mentionné sur la carte ci-contre, qui proposait de réfléchir à l’excellent sujet « Former l’Honnête homme 2.0, citoyen numérique », a demandé à de nombreux collègues d’animer des ateliers sur le sujet.

Les Cahiers pédagogiques consacrent un article au sujet où Caroline Jouneau-Sion dit ses réussites mais aussi ses doutes — j’en reparlerai. Dans deux articles, Canopé a demandé à Isabelle Nizet et Florian Meyer, deux enseignants-chercheurs québécois, ce que la classe inversée pouvait apporter aux enseignants et aux élèves. Canopé a aussi publié un ouvrage « Classes inversées » — notez le pluriel — écrit par Julie Lecoq et Marcel Lebrun, ouvrage dont il existe même une version numérique.  Le journal Le Parisien Étudiant a consacré récemment un article à propos de la classe inversée. Tout récemment encore, Patrick Jakobowski fait l’état, dans un article sur Educavox, des ressources existantes sur le sujet.

De son côté, dans une vidéo disponible en ligne, Bruno Devauchelle exerce son regard critique puis partage une présentation.

Et, bien sûr, la classe inversée est présente sur Wikipédia dans un article fort complet.

Tous mentionnent, parmi ceux qui ont le plus, en Europe, réfléchi à ce sujet, Marcel Lebrun dont j’avais déjà mentionné la présence à la dernière journée de CLISE 2016. Ce dernier présente, par exemple, un diaporama fort complet intitulé « Enseigner à l’envers, apprendre à l’endroit ou l’inverse ? » dont il s’est servi il y a quelques mois à l’université de Lorraine.

Les interrogations, les doutes

Vous le savez maintenant, je passe pas mal de temps, çà et là, dans des colloques sur le sujet du numérique éducatif et j’y rencontre pas mal de monde. J’avais déjà eu l’occasion d’y croiser nombre de ceux, professeurs d’école, de collège, de lycée ou même de l’enseignement supérieur, qui mettaient en œuvre cette pédagogie inversée. Je ne citerai pas ici tous leurs noms tant ils sont nombreux. J’aurais trop peur d’en oublier. Qu’ils me pardonnent ! Tous ces collègues, je le sais, ont les yeux qui brillent et, je n’en doute pas une seconde, ont l’innovation chevillée au corps. Leur travail est admirable et leur enthousiasme fait plaisir à voir.

Mais je n’avais pas vraiment pris le temps de m’intéresser à tout cela. Dans ces mêmes rencontres, j’ai eu aussi l’occasion de retrouver d’autres collègues particulièrement brillants et dont j’estime la hauteur de la réflexion sur la transformation numérique de l’école. Ils m’ont fait part, à propos de la classe inversée, de leurs doutes voire de leur agacement à voir ce sujet tant valorisé… au détriment parfois d’autres problématiques qui leur semblaient plus centrales. Vous ne saurez pas leurs noms, ils se reconnaîtront.

J’en étais là de ma réflexion quand, l’autre jour, est arrivé Marcel Lebrun sur Twitter avec ce tweet qui m’a laissé pantois :

J’ai alors interrogé, ce qui m’a valu une réponse en retour.

Redécouverte des pédagogies actives ?

Cécile Morzadec a évidemment raison. Il n’y a strictement rien de neuf à pratiquer des pédagogies actives, qui assignent un autre rôle à l’élève, une place différente dans la classe et combattent l’ennui et l’inattention. Comment ne pas penser d’emblée à Célestin Freinet qui, au début du siècle précédent, a bouleversé les pratiques pédagogiques avec les techniques qui lui sont propres et qui ont ouvert la voie aux progrès récents de la coopération, de la démocratie scolaire et de l’exercice de la liberté d’expression, dont on dit aujourd’hui, à propos de cette dernière, qu’il est indispensable de l’enseigner, sans d’ailleurs véritablement se donner les moyens de le faire ?

La plupart des valeurs scolaires que Freinet souhaitait promouvoir, qu’il appelait invariants, mettaient l’élève en situation d’acteur de ses apprentissages et de producteur d’information. La démarche expérimentale, qui fut au cœur plus tard de la pédagogie mise en œuvre dans les disciplines scientifiques, a largement été promue par Freinet et ses émules.

Célestin Freinet est loin d’être le seul à avoir pratiqué ce qu’on appelle aujourd’hui les « pédagogies actives », toutes méthodes qui consistent, pour l’essentiel, à apprendre ensemble par l’expérience. Elles sont en effet très présentes aujourd’hui dans la plupart des disciplines, à tous les niveaux, en particulier pour permettre d’acquérir les connaissances et les compétences du socle.

Le deuxième temps que prévoit la classe inversée, en classe, avec le maître, ne présente donc ni nouveauté ni originalité.

Plus ennuyeux et plus grave, à mon avis, il ne semble pas, a priori, présenter les caractéristiques propres d’une pédagogie qui s’inspirerait, pour ses modalités, de ce que propose et promeut la culture numérique. Ainsi, je n’ai pas l’impression que la collaboration, la co-construction pair à pair, la publication en ligne, la construction d’une identité numérique, l’acquisition d’une citoyenneté soient au cœur de la réflexion de ceux qui pratiquent la classe inversée.

Régression par rapport à la transmission ?

Cette question concerne évidemment le premier temps de la classe inversée, celui qui, au lieu de s’opérer en classe, va s’opérer ailleurs, à la maison de manière conventionnelle. Entendez par cet adjectif qu’un maître va, comme on faisait au siècle dernier, dire et montrer un certain nombre de choses, des informations, que l’élève va devoir s’approprier et pourra éventuellement restituer ou utiliser en classe.

Il existe un certain nombre de différences entre ce discours porté le plus souvent par des capsules vidéos que l’élève regardera chez soi et le cours magistral en classe.

En classe, le maître va à son rythme et surtout à celui de la classe, non dans son intégralité mais, si possible, dans sa diversité. Il s’arrêtera si un élève montre physiquement ou dit qu’il ne comprend pas, il reprendra son explication ou en changera les mots pour mieux se faire comprendre. Il ajoutera aux documents utilisés sa gestuelle propre et adaptée. C’est évidemment impossible à faire chez soi, sauf à recommencer ou à réécouter le discours enregistré ou encore à demander des explications autour de soi à des parents… pas toujours disponibles. La présence en classe du maître et des camarades est fondamentale. Dans ce microcosme d’apprentissage, la parole magistrale peut s’enrichir des commentaires des pairs. En évoquant la transmission en ligne, Caroline Jouneau-Sion commente : « Cette façon de transmettre le contenu du cours ne convient pas aux élèves qui ont une mémoire auditive ou visuelle car le cours n’est pas mis en scène ». Il ne reste plus grand monde, alors !

Mais restons sur la transmission. Aujourd’hui, avec le numérique, les informations sont partout, diffuses, considérables. La mission de l’école est donc moins de diffuser, dans un canal unique, la capsule vidéo, un discours formaté et déconnecté que d’accompagner l’élève dans l’appropriation personnelle ou collective de ces informations, en les triant et en faisant un choix raisonné, de les consolider pour en faire des connaissances, de construire avec ces dernières des savoirs.

De ce point de vue, oui, il s’agit d’une régression significative.

J’ai eu l’occasion — je vous recommande de le faire aussi — de visionner en ligne certaines de ces capsules vidéos élaborées par divers professeurs, dans diverses disciplines. Bien entendu, il n’existe pas un seul modèle de capsule — certaines sont d’une grande qualité — mais des tendances se dégagent pourtant qui m’ont beaucoup étonné. Très souvent, les objectifs d’apprentissage ne sont pas formulés de manière explicite. C’est d’autant plus étonnant que je ne doute pas qu’ils le soient effectivement, en classe. Très souvent encore, le discours tenu est monocorde, inaudible et le vocabulaire utilisé est complexe et savant, d’une densité telle qu’il outrepasse les facultés de compréhension des élèves. Sans doute un malheureux effet de l’exposition universelle ! Enfin, le discours s’accompagne généralement de documents peu visibles, parfois issus de manuels ou de leurs versions numériques, dont le commentaire strictement linéaire devient pesant et plus ennuyeux encore.

Si, comme le dit Célestin Freinet en le posant comme invariant, « l’enfant n’aime pas écouter une leçon ex cathedra », il n’aimera certes pas plus regarder ou écouter une leçon en ligne de cette piètre qualité-là.

Enfin, d’une manière évidente, si l’on parle de numérique à propos du dispositif de classe inversée, ce n’est que pour la raison que la première phase de ce dispositif pédagogique met en œuvre une séquence vidéo numérique. C’est peu, beaucoup trop peu. On est très très loin de l’école numérique et des pratiques personnelles des élèves, de leur manière habituelle de s’informer et de partager.

Vous avez dit « inégalité » ?

Je n’aime pas évoquer, a priori, à propos d’un dispositif ou d’un engagement éducatif ou pédagogique, la question des inégalités. En effet, ce questionnement est trop souvent avancé pour procrastiner ou ne pas avancer du tout, de telle manière que l’on ne puisse enfin se poser la question de les résoudre.

Mais là, les inégalités sont trop criantes. Loin de les aplanir, la classe inversée semble s’acharner à les renforcer, même si ce problème est, fort heureusement, mentionné dans tous les ouvrages ou documents de référence qui traitent de ce sujet. Tout le monde semble en avoir conscience.

En effet, même si c’est parfois compliqué, il est possible de gérer et d’aplanir les inégalités émergentes en classe. Prêter, par exemple, tel ou tel matériel à un élève, lui prodiguer un accompagnement personnalisé, anticiper ses difficultés déjà connues, lui proposer un parcours d’apprentissage qui lui convienne mieux sont des adaptations réalistes. Mais comment faire quand ces difficultés propres, ces inégalités fonctionnelles ou sociales apparaissent à la maison ? Comment faire quand l’unique ordinateur familial est déjà occupé ? Comment faire quand la pièce où s’en servir est polluée par les rires et les cris des frères et sœurs, interdisant de fait de se concentrer ? Comment faire, même si c’est rare, pour permettre à un élève d’accéder à ces capsules s’il ne peut le faire au domicile personnel ? Comment faire si l’élève ne comprend pas et qu’il n’y a pas un adulte près de lui disponible pour l’aider ? Comment faire comprendre aux parents que ce temps supplémentaire passé devant l’écran est un moment d’apprentissage qui doit être préservé et soutenu ? La question de la motivation est centrale : comment faire pour motiver tous les élèves ?

Enfin, comment faire si les élèves n’ont pas encore acquis les compétences minimales qui leur permettent une démarche personnelle autonome ? Il va de soi que tout est, de ce point de vue et, de manière générale, beaucoup plus simple avec les grands. Si la classe inversée fonctionne à peu près correctement avec des étudiants, elle est beaucoup plus difficile à mettre en œuvre en collège ou en lycée professionnel ou plus tôt encore.

Alors, la classe inversée, un modèle à suivre pour l’école numérique ?

Pas certain, répondais-je en titre, anticipant ainsi cette conclusion.

« Les choses les plus innovantes et qui favorisent la transformation sont en chair et en os. Il est bien probable que l’outil le plus innovant sur la planète est un enseignant innovant, précédé peut-être par un élève engagé et innovant (quoique que celui-ci soit malheureusement tributaire du premier). »

Ces propos de Jacques Cool disent assez bien mon sentiment à ce sujet. Non, la classe inversée n’est pas un dispositif original, innovant ou pionnier. Non, la classe inversée ne fait pas avancer sensiblement l’école numérique. Elle peut néanmoins contribuer à faire progresser la pédagogie et les apprentissages en prenant beaucoup de précautions. Isabelle Nizet et Florian Meyer énoncent ainsi, dans un document en ligne, quatre conditions très détaillées indispensables à leurs yeux pour permettre la réussite. Elles concernent la posture de l’enseignant, sa décision de pratiquer une pédagogie centrée sur l’élève, les conditions d’enseignement et d’apprentissage, la qualité de l’environnement technopédagogique — que je n’aime pas ce mot ! —, la nécessité enfin de personnaliser l’approche en fonction des besoins des élèves. Puis ils concluent :

« Les limites de la classe traditionnelle encouragent les enseignants et les élèves à expérimenter un changement de rôle dans la classe inversée, mais tous n’y sont pas prêts. L’autonomie cognitive des élèves devient un enjeu essentiel de formation dans une société du savoir, mais cette autonomie cognitive doit, elle aussi, faire l’objet d’un apprentissage. »

Peu importent les dispositifs, finalement ! Comme le dit Jacques Cool, l’innovation est à chercher du côté de ceux qui mobilisent leur enthousiasme et leur courage, qui donnent de leur temps et de leur personne pour la mettre en œuvre, comme pour conquérir la nécessaire culture numérique.

De ce point de vue-là, je sais où se trouvent les yeux qui brillent… et ne doutent pas de la réussite de celles et de ceux qui les montrent.

Michel Guillou @michelguillou

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Crédit photo : via Flickr en licence CC

Naturaliste tombé dans le numérique et l'éducation aux médias... Observateur du numérique éducatif et des médias numériques. Consultant, conférencier. #ovei #culture-numérique #an@e

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20 commentaires sur “La classe inversée, un modèle à suivre pour l’école numérique ? Pas certain…
  1. Ce qui est intéressant dans tout cela c’est que tous ceux qui s’expriment sur le sujet, Marcel Lebrun et d’autres, interrogent le modèle idéalisé de la classe inversée. Sans illusion aucune sur la nouveauté (plusieurs vidéos en témoignent) et très conscients des questions posées, tout comme l’article ici en témoigne, les analyses convergent. Mais les capsules que l’on peut voir en ligne laissent pantois de naïveté et parfois même de faiblesse pédagogique et didactique.
    Ce qui pose problème, encore une fois, c’est la surmédiatisation d’un phénomène qui présente un certain intérêt mais qui doit être questionné sérieusement.
    Quant à la question des inégalités, il va falloir approfondir sérieusement la question. Il faut, là aussi sortir des habituelles incantations pour s’emparer du sujet de fond : de l’analyse macro bien connue, passer à l’analyse micro : qu’est-ce qui provoque autant d’inégalités, dès les plus jeunes âges et les premiers temps de la scolarisation, avec ou sans numérique…

    • Merci Bruno de ton commentaire. Je partage tes observations, bien sûr. Cela dit, je sais ce que signifie pour toi « questionner » ou « approfondir » et je crains qu’on en soit encore dans 5 ans à se demander quel protocole de recherche choisir…

    • « qu’est-ce qui provoque autant d’inégalités, dès les plus jeunes âges et les premiers temps de la scolarisation, avec ou sans numérique »

      La réponse est bien connue de tous les biologistes :
      environ 50 % l’hérédité, 50 % l’environnement.
      Nous ne pouvons agir, et encore partiellement, que sur le second.

      • Bigre ! Pour un biologiste, vous y allez fort ! J’espère que ce n’est pas ce que vous enseignez à vos élèves. Les facteurs environnementaux sont, et de loin, prédominants sur les facteurs génétiques, à tel point que ces derniers apparaissent comme négligeables.

        • La prédominance des facteurs environnementaux, c’est le vouloir croire Marxiste. Dans la réalité, on observe un équilibre relatif entre les deux. Ce n’est certes pas très moral, mais la nature est amorale.

          Quelques références sur le sujet, fortement débattu il est vrai, car mâtiné d’idéologies diverses:

          Molecular Psychiatry. 2011; G Davies, A Tenesa & al. Genome-wide association studies establish that human intelligence is highly heritable and polygenic.

          Plus récente, une confirmation basée sur l’étude d’une pathologie :
          Common polygenic risk for autism spectrum disorder (ASD) is associated with cognitive ability in the general population. T-K Clarke, M K Lupton, 2015.

          Et la dernière revue sur le sujet :
          R Plomin, I J Deary. Genetics and intelligence differences: five special findings. Molecular Psychiatry (2015) 20, 98–108;

          (Je cite molecular psychiatry, du groupe Nature, parce que je connais cette revue, mais il y en a d’autres, bien entendu, sur le sujet)

  2. Bonjour,
    Article très intéressant et qui m’amène à me questionner, comment faire pour motiver les jeunes ? En effet je constate comme expliqué plu haut que la classe inversée n’est pas le remède miracle et même si je pense que la technologie peut aider (favoriser ?) l’apprentissage elle n’est pas la solution à tout. La gamification ? Ok mais encore … Comment motiver un jeune qui a déjà accumulé des lacunes et qui est en situation d’échec ?
    Je me pose régulièrement cette question : comment ?
    Groupes de niveaux, activités en groupes (petits groupes…), « travail » en autonomie … Je suis également convaincu depuis le début que le numérique n’est pas la solution aux différents problèmes, mais c’est outil comme un autre dont on doit apprendre l’utilisation. Alors la classe inversée oui, le numérique oui, l’enseignant oui oui oui et jamais, mais comment ?
    Au plaisir d’échanger …

  3. lucky@isjciney.be' Luc Viatour dit :

    j’utilise la classe inversée en classe depuis 4 ans, en math, en belgique
    avec des résultats magnifique.
    Votre prose oublie que les videos permettent de dégager du temps pour faire de la remédiation immédiate en classe. Votre prose montre que vous n’avez jamais expérimenté, ni meme assisté à une leçon en classe inversée. Votre prose me donne également à penser que vous n’avez peut-être meme jamais enseigné.
    En effet, travailler en classe inversée, c’est rendre de la motivation aux élèves. C’est combattre les cours magistraux, dont vous faites l’apologie, parce que la classe inversée permet de gagner du temps pour apprendre autrement. Je vous donne les étapes d’un chapitre enseigné en classe inversée. Vos comprendrez mieux de quoi il s’agit.
    1. L’élève regarde une video, vision active avec obligation de refaire l’exercice, la méthode, la démonstration
    2. Répondre à un quiz qui oriente la réflexion de l’élève vers la théorie et la compréhension
    ces deux étapes se font à domicile

    3. Moment focus en classe: les élèves posent des questions, affine leur compréhension, les autres élèves et le prof répond
    4. On écrit la théorie
    5. exercices en groupe, en auto-correction,: le prof passe entre les bancs s’intéresse particulièrement aux élèves qui vont rencontrer des difficultés. C’est de la remédiation immédiate
    6. exercices à la maison
    7. correction en classe des exercices les plus difficile à la demande des élèves
    8. Evaluation formative sous la forme de quiz avec correction des exercices par des video
    9. evaluation certificative

    Vous l’avez sans doute compris, les videos permettent aux élèves de regarder et d’apprendre à leur rythme mis elles ne sont pas la seule méthode pédagogique utilisée.
    Par contre elles permettent à chaque élève d’apprendre à son rythme, pas à celui imposé par le prof, ce rythme soit trop rapide pour les élèves en difficulté, soit trop lent pour les élèves rapides.

    On développe ainsi l’autonomie des élèves, mais le respect du rythme propre de l’élève et la remédiation immédiate sont les impacts positif de cette méthode.

    Je ne suis pas un prof d’unir, je ne suis pas un universitaire, mais je suis un prof engagé, qui expérimente la classe inversée depuis 4 ans. Et je peux vous dire: je ne veux pas changer.

  4. domineghislain@aol.com' Ghislain dit :

    Dans les TICE en classe, j’exprimais de sérieux doutes sur cette approche. Pour l’avoir pratiqué – au même titre que d’autres démarches – pendant plusieurs années dans un collège (mais aussi en lycée) dits sensibles, j’ai pu mesurer les effets inégalitaires de l’approche inversée. Comme toujours, en matière de pédagogie, et pas que, l’approche unique est profondément stupide. Et cette fascination pour la classe inversée n’est qu’un nouvel ersatz de la divination du numérique ici incarnée par ces fameuses capsules vidéos.
    Le risque à écrire ces phrases est de passer pour un réactionnaire et un opposant à la culture numérique. Ce qui est loin d’être le cas! Mais cette débauche de wow et de ohh concernant la classe inversée démontre une nouvelle fois que nous n’en avons pas fini avec le culte de LA solution et que le numérique n’est toujours pas perçu autrement que comme un moyen.

  5. Bonjour Luc,
    Je ne pense pas (de ce que j’ai compris) que Michel Guillou remette en cause l’intérêt de la classe inversée, c’est plutôt le fait que l’on dise que avec le numérique la classe inversée fonctionnera mieux, voir de façon idéale. Ce qui n’est pas le cas du aux différentes contraintes : techniques, sociétales, etc …
    Corrigez moi si je me trompe.
    Cordialement
    Fabrice

  6. Cet article est intéressant, mais comme souvent en « sciences » de l’éducation, il fait l’impasse sur l’efficacité de la méthode…
    Je ne savais pas si la classe inversée était utilise, efficace ou pas. Alors j’ai expérimenté. Ma petite étude n’est qu’un brouillon, les résultats sont ici : http://www.exobiologie.info/etudeinversée.pdf

    Elle me montre toutefois que l’efficacité d’une pratique de classe inversée, en fin de collège, est presque nulle en SVT. De plus, elle creuse l’écart entre les élèves.

    Mon collègue de mathématique, M. Viatour, obtient semble t’il des résultats importants : c’est excellent, et cela montre seulement que le professeur doit rester libre de ses méthodes. Si, dans mon collège, nous appliquions ses bons principes, voici ce qui se passerait:

    1. L’élève devait regarder une video, vision active avec obligation de refaire l’exercice, la méthode, la démonstration, mais il ne l’a pas fait : comme par hasard, ce jour là, « internet ne marchait pas » (ou autres excuses)
    2. Il devait répondre à un quiz qui oriente la réflexion de l’élève vers la théorie et la compréhension, mais il ne l’a pas fait

    ces deux étapes se font à domicile en théorie, mais en pratique n’ont été réellement effectuées que par les 5 ou 6 meilleurs élèves.

    3. Moment focus en classe: les 5 ou 6 élèves posent des questions, affinent leur compréhension, les autres élèves font passer le temps, et le prof répond

    4. « On » (c’est qui, ‘on »?), c’est à dire le prof et ses 5 ou 6 acolytes, écrit la théorie

    5. exercices en groupe, en auto-correction: Tout le monde veut les 5 ou 6 précédents dans son son groupe. Ils font le travail, les autres recopient plus ou moins bien. le prof passe entre les bancs, s’intéresse particulièrement aux élèves qui vont rencontrer des difficultés (c’est à dire une vingtaine). C’est de la remédiation immédiate, mais son efficacité reste celle du cours magistral, puisque rien n’a été, en fait, préparé en amont par ces élèves…

    6. exercices à la maison, qui ne seront pas faits, ou hâtivement recopiés sur les 5 à 6 « producteurs primaires » de la classe.

    7. « Les élèves » ne demandant rien, on ne corrige pas. D’ailleurs, tous ont rendu le même exercice, avec les mêmes erreurs et les mêmes fautes d’orthographes. Nous sommes bienveillants : nous faisons semblant de n’en rien voir.

    8. Evaluation formative sous la forme de quiz avec correction des exercices par des video. L’avantage du quizz, c’est que c’est plus facile à copier sur le voisin.

    9. évaluation certificative: résultats dépréciatifs : les 5 a 6 académiciens ont de bon résultats, les autres non.

    Heureusement, tous les élèves ne ressemblent pas à ceux de mon collège…

  7. lucky@isjciney.be' Luc Viatour dit :

    ce n’est pas le culte des wow, ou des hoooo.
    Il n’y a qu’une bonne pédagogie, celle qui convient au prof, ce sera avec celle la qu’il sera le meilleur.
    Le but que je poursuis avec la classe inversée c’est de faire en sorte que mes élèves arrêtent de faire des math comme des recettes de cuisine. C’est ce que les profs de math observent généralement. C’est ce qui met les élèves faibles ou moyens dans des difficultés. La classe inversées et les méthodes mises en oeuvre danse cadre permettent aux élèves de répondre aux questions « pourquoi » et « comment ». La classe inversée ce n’est pas que des élèves qui regardent des videos faites par les profs, c’est aussi les élèves qui font des vidéos explicatives répondant aux deux questions citées ci-dessus. Quant à l’inégalitaire, en Belgique, 98% des ménages possèdent un ordinateurs, 95% de jeunes ont un smartphone. Lorsqu’un élève n’a pas internet, nous lui donnons une clé usb contenant le site web. Nous n’exigeons jamais l’achat d’un tablette. Mais les tablettes appartiennent à l’école et elles circulent entre les classes. En quoi l’utilisation des TIC ou de la classe inversée est-elle inégalitaire?
    Je dirais que la classe inversée est inégalitaire en temps accordé aux élèves. J’accorde en effet beaucoup plus de temps aux élèves en difficulté qu’aux autres, c’est vrai, dans ce sens, je suis inégalitaire. Mon but est d’amener aux maximum de leur possibilité tous les élèves, les très bons, les bons, les moyens, et le moins bons.

    • « Mon but est d’amener aux maximum de leur possibilité tous les élèves, les très bons, les bons, les moyens, et le moins bons. »
      Merci. C’est notre but a tous. Ne diffèrent que les chemins pour y parvenir. Je ne doute pas de la pertinence de « votre » méthode avec vos élèves, dans votre situation. Je dis simplement qu’elle n’est pas obligatoirement transposable à d’autres élèves et d’autres disciplines.

  8. lucky@isjciney.be' Luc Viatour dit :

    les élèves sont motivés par une nouvelles méthodes. Quelle que soit la méthode, si l’élève ne veut pas travailler, faire son travail scolaire, il n’y a pas de bonne méthode. Il faut travailler sur la motivation.
    Je ne connais pas votre école, je vais donc reprendre les 9 points et y répondre.
    3.Le moment focus est fait pour tous le monde, avec tout le monde, c’est le rôle du prof d’y veiller. Quand je dis « on », ça signifie « nous » en Belgique, c’est à dire l’ensemble de la classe.
    les exercices en auto correction se font en individuel, avec la tablette, et par exemple
    l’application mathination. Lorsque l’on travaille (zut encore un « on ») en groupe, je crée des groupes éthérogènes certaines fois, ou homogènes d’autre fois. Il faut varier les plaisirs.
    Pour les exercices à domicile, quelle que soit la méthode, il y en a. Je vérifie qui les faits. Quant à la correction, elle est faite pour tous, et ceux qui posent le plus de questions sont les élèves qui sont en difficulté. Le fait de ne corriger qu’à la demande les exercices incite les élèves à faire les exercices à domicile. Les évaluation formatives avec quiz et films sont faites à domicile. Ils peuvent bien entendu, s’ils le veulent, copier à travers les réseaux sociaux. Les films correcteurs aident les élèves qui en ont envie. Quant à l’évaluation certification, elle est bien présente dans les pédagogies, et je peux vous dire que les résultats sont bien meilleurs, avec des réussite e math d’élèves dyslexiques ou dysclaculiques. Les seuls avec qui j’ai des difficultés sont ceux qui ne veulent pas travailler. Là, je n’ai pas de solutions magiques, mais j’ai aidé des élèves qui ont envie mais qui ne réussissaient jamais leur math.
    Bon dimanche à vous.

  9. lucky@isjciney.be' Luc Viatour dit :

    en plus d’^tre prof de math, je le suis aussi de sciences, de sc eco, d’informatique. Dans ces branches, ça fonctionne bien. Je ne sais pas ce que vous enseignez, ni dans quelle école vous êtes, ni le type d’élèves que vous avez. J’enseigne dans une école de frères des écoles chrétiennes. Quand au but d’amener au maximum de ses possibilité chaque élève, je peux vous dire que ce n’est pas le cas de toutes les écoles. Il y a aussi des écoles élitistes qui envoient leurs élèves moins bons dans d’autres écoles. Quelle que soit la méthode, nous essayons pour le plupart d’aider nos élèves; c’est ce qui est important.
    je suis heureux en classe inversée, et mes élèves aussi.

  10. emmanuel.leclainche@formatice.org' Emmanuel LE CLAINCHE dit :

    Je pense qu’un premier écueil est le « tout ou rien » alors que la réponse est sans doute dans la diversité, la pertinence des choix et le dosage. De mon point de vue la classe inversée doit aussi nous poser la question de l’organisation spatiale et temporelle ; par conséquent je pense que le deuxième écueil consiste sans doute à vouloir faire autrement sans toucher à l’organisation. Pourquoi le travail en amont doit-il toujours se faire à la maison ? Pourquoi ne se ferait-il pas sur temps scolaire avec une organisation des locaux et des grilles horaires adaptées et avec une possibilité d’accompagnement en cas de besoin ? J’imagine que certains me trouveront utopique… et bien si c’est le cas, je dirais tant mieux car j’ai le sentiment qu’une des caractéristiques de notre société actuelle est de tuer l’utopie et de nous ramener trop souvent à la stricte réalité. J’aurais tendance à me définir comme un pragmatique si on considère que le pragmatisme est le juste point d’équilibre entre utopie et réalité. Derrière les appellations, que ce soit la classe inversée ou d’autres, l’important est sans doute plus la recherche d’efficacité qui se traduit par le questionnement de l’enseignant, la recherche de stratégies qui conduisent à la mise en place de dispositifs adaptés pour des contextes et situations. Opposer le modèle transmissif à la pédagogie active est une réduction qui génère du clivage plus ou moins stériles plus qu’elle n’apporte de solutions, la solution est sans doute dans le choix d’une stratégie en fonction du contexte qui ne peut faire l’économie d’une prise en compte de l’évolution ou plutôt la transformation en profondeur de la société. Si le modèle transmissif peut s’avérer pertinent pour transmettre ce que l’on connaît déjà, ce qui peut le justifier dans les parcours d’apprentissages, il semble qu’il soit bien mal adapté pour appréhender ce qui n’existe pas encore… et pourtant, le jeunes que nous avons en face de nous doivent aussi être préparés à ce qui les attends et que nous ne connaissons pas encore. Comment peut-on les préparer à cela si ce n’est pas la résolution de problèmes, les approches collaboratives, la confrontation, etc… C’est aussi accepter que la formation ne se limite pas à des connaissances qu’elle englobe aussi l’acquisition de réflexe à mettre en place des processus permettant de trouver les moyens de résoudre ds problèmes nouveaux. Si avant, l’individu trouvait la situation de confort dès lors qu’il avait conscience qu’il connaissait la réponse aux principales questions qui se posaient à lui, je pense qu’aujourd’hui, cette situation de confort a opéré un glissement et qu’elle peut être trouvée dès lors que l’on a pris conscience que l’on est en mesure de rechercher et trouver des réponses aux questions qui pourraient nous être posées, même lorsque ces questions sont nouvelles. S’il y a fracture entre les personnes, peut-être se situe-t-elle un peu à ce niveau aussi ?

    Au plaisir de partager.

  11. cwestphal@wanadoo.fr' Christian dit :

    Et si la (bonne ?) idée n’était juste pas de se débarrasser de la «pédagogie frontale» ?

    Sans tout de suite rentrer dans les détails de la mise en place, l’objectif annoncé de la classe inversée, ou du moins celui que j’ai retenu, est de passer plus de temps en classe à faire travailler les élèves *avec* le prof.

    Objectif louable mais pour ce que j’en ai vu (et je pratique peu cette méthode) la classe inversée ressemble parfois au pire du cours magistral :
    – le format «capsule vidéo» est le pire support qui soit. Faire une vidéo de qualité est un travail énorme nécessitant un vrai savoir-faire. Résultats ces capsules sont souvent un supplice à visionner.
    – l’élève doit seul se motiver pour regarder, alors qu’en cours magistral, on peut espérer que l’enseignant arrive à raccrocher de temps en temps les rêveurs en s’adressant directement à eux.
    – l’élève est sensé pouvoir visionner à son rythme. Pourquoi pas mais s’il regarde trois fois la vidéo, l’enseignant répètera… trois fois la même chose.

    Dégager du temps en classe pour l’interaction élève-prof en reportant en travail à la maison une partie du cours, pourquoi pas. Comme je l’ai dit avant, je ne pratique pas vraiment la classe inversée. J’ai néanmoins fais quelques essais, mais de la façon suivante :
    – des documents (textes-images) sur le sujet du cours à venir (des TP de physique-chimie en l’occurrence mais peu importe) à lire par l’élève
    – des «quizz» avec feedbacks (merci moodle) pour m’assurer que le contenu de ce qui a été lu a été compris à peu près correctement. En fait, d’après les élèves, même si les questions sont «bébêtes» cela les motive à lire vraiment
    – une grosse carotte : celui qui n’a pas fait son boulot ne fait pas le TP ;-)

    Autre piste que j’essaye de développer : faire travailler les élèves de façon collaborative : forums et wikis. J’avoue que ça ne prend pas encore bien… peu d’habitude de la part des élèves et surtout je n’ai peut-être pas encore trouvé le bon format ou la bonne méthode, mais j’y crois…

  12. seb80@gmail.com' Sébastien dit :

    Bonjour,
    Je ne suis pas expert pédagogue mais je crois que vous oubliez une chose avec le numérique, et la génération 30-60 ans, il y a une adaptation progressive qui se fait dans l’approche personnelle des méthodes. La capsule vidéo fait partie de cette étape où chacun doit se confronter à son usage et (eventuellement) à sa fabrication. De là, il sera le seul à comprendre si il doit continuer dans cette voie ou changer. Mais c’est vrai que la « Classe inversée » est une tarte à la crème médiatique ; il faut pourtant bien parler de quelque chose.

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